Auteur.e.s Afro-descendant.e.s, LITTERATURES

#PCA77 – Mon poème pour les 77 ans de Pierre Claver Akendengué

Temps de lecture : 5 minutes

Le 25 avril 1943 naissait à Awuta, une petite île du sud-ouest du Gabon, dans la province de l’Ogooué-Maritime, Pierre Claver Akendengué (PCA). Il est aujourd’hui l’un des plus grands noms de la nation gabonaise et l’un des plus grands fils de l’Afrique. PCA est poète, chanteur, auteur, compositeur, conteur, interprète et arrangeur. Il est connu dans le monde entier. Depuis 1972, année de sa première chanson à compte d’auteur, il écrit et clame pour le Gabon et l’Afrique « LIBERTE. »

Pour ses 77 ans, une semaine comémorative a été initiée sur les réseaux sociaux (Facebook notamment). Pour l’occasion, chaque internaute a été invité à filmer une petite vidéo reprenant l’une de ses nombreuses chansons, et quelques mots pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Pourquoi ? Pour l’honorer vivant !

En grande fan, j’ai participé en écrivant le poème que je vais partager dans ce billet. Je suis profondément admirative et respectueuse de l’ensemble de l’oeuvre de Pierre Claver Akendengué. Cet homme a l’une des plus belles plumes qu’il m’a été donné de lire ! Sa constante, son ingéniosité et la profondeur de ses textes me touchent depuis mon enfance. J’aime sa musique et son combat pour la liberté, la culture et les arts. C’est un Grand Homme que nous célébrons aujourd’hui ! Un héros <3

Pour (re) découvrir les oeuvres poétiques et musicales de PCA, commencez par taper son nom sur votre moteur de recherche 🙂 Pour une mise en bouche, écoutez CONSIDERABLE, SANS OUBLIER L’OUBLIE, AFRICA OBOTA, NKERE.

Je vous laisse à présent lire mon poème 🙂

Tu es la main qui décrit avec justesse la domination

Tu es l’œil qui a vu tant d’oppression

1996, ma première rencontre avec toi, consciente

J’avais 7 ans, et j’étais happée

Carrefour Rio, quelle beauté !

Dix chansons parfaites

Ecrites par une main de Maître

La tienne, Poe

Le grand Poète

L’oiseau qui fait pleuvoir en chantant

Il tombe toujours quelque chose quand tu chantes

C’est entêtant

Tes écrits sont surprenants

Ta musique est envoutante

Tu me fais pleurer, c’est évident

Tu me fais sourire, comme je t’aime !

Tu m’as révélé les ailes que j’ai

Celles qui me fraient un chemin

Vers la route que tu traces pour nous

Merci pour l’Or du crépuscule

Tes mots que j’ai fait miens

Toi, l’Orateur qui ne perd pas le fil

Toi, l’homme « aux jambes flûtées »

Qui dit qu’on doit chasser

Car à notre tête « nous avons un monstre »

Mes pieds nus dans le sable ce jour-là

J’ai entendu une voix chantante, libre et large

Une voix tremblante et libérale

Monumentale !

Considérable !

Quelque chose s’est changé en moi

Et chaque jour depuis notre rencontre

Je fredonne tes refrains magnifiques

A chaque écoute de tes hymnes héroïques

Aucune maitrise honorable de tes airs

N’a pu éteindre ce désir indomptable

D’oser enfin être, une combattante

Une partisane de Liberté !

Nous demandons, et tu donnes librement

On en redemande, et tu dis joyeusement

Ce que la nature a voulu dire pour nous

Avec un halo impeccable

Tu apaises nos détresses muettes

Tu racontes l’histoire de notre terre

Avec ton grand cœur

Toi l’Ancien

Toi, le Héros

Qui peut engendrer un HEROS ?

NOUS te faisons héros !

Jamais ta voix ne fatigue

Jamais tes mots ne s’étouffent

Jamais ton visage ne s’incline

Jamais tes yeux ne se baissent

Jamais ton dos ne se courbe

Jamais nous ne t’oublierons

Toi, l’Oublié des Oubliés

Toi, le Père d’une Multitude

Toi, l’Exemple Courageux

Ils comptent sur la règle du mortel

Pour ne pas t’honorer

Personne ne s’en soucie chez eux

Au Peuple haletant, pantelant

Ils disent des mensonges galants

Ils disent des mensonges galants

Au Peuple haletant, pantelant

Que tu défends, véhément !

Discrètement, Subtilement

Les As de la tromperie

Et l’Empereur de la faim

Tirent la chaîne, tirent la chaîne

Oh l’erreur fatale !

Sois sans crainte, Grand Héros

Nous t’avons entendu

Sois en paix, Notre Héros

Nous tes enfants, nous t’avons cru

Tes mots pansent nos douleurs

Sur le papier de ton cœur

Nous avons lu

Des mots hachés d’amour

Qui chaque jour, ôtent nos doutes

Salut à Toi, Combattant Engagé

Je te salue, en groupie assumée

Pour toi, j’ose, l’idolâtrie affirmée

Je te loue avec mon écriture dispersée

Mon gribouillis indiscipliné

Comment t’honorer sans amoindrir ta grandeur ?

J’ai dicté à ma page blanche, ma reconnaissance, d’avoir croisé ta route

Je me sens pleine, belle et reine

Je me sens fière

Je marche sereine

Je porte sur ma longe

La promesse que scandent

Dès l’aube, toutes tes cadences

Combattant Inlassable Des libertés

Merci Monsieur AKENDENGUE

Merci beaucoup

Merci pour tout.

Merci de me lire <3

Sika.

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